MARSEILLE, C'EST PAS LA FRANCE

(POÈME)

Chez eux, y'a personne, chez nous y'a degun

Chez eux on discute, chez nous on tchatche

Ils se font frapper, on les crève

Ils s'embrassent, on fure

Ils sont racistes, et Rachid, c'est notre frère

Ils sont pâles, nous sommes multicolores

Ils se font avoir, on les met à l'amende

Ils voyagent, on les envahit

Ils chantonnent, on met le oaï

Ils sont malades, on est fatigués

Ils sont calmes, on s'engatse

Ils sont tristes, on est morts de rire

Ils jouent au ballon, on les galèje

Ils courent après un titre, on en gagne dix

Ils regardent la télé, on va au stade

Ils sont seuls, nous sommes unis

Là-bas il pleut, ici on se baigne

Ils dorment, on fait les minots

Ils sont soumis, nous sommes rebelles

Ils sont renfermés, on a la mer et le port

Ils ont de l'argent, on a la "foi"

Ils partent en vacances, on va au cabanon

Ils mangent fade, on se casse le ventre à l'aïoli

Ils boivent de l'eau, on la mélange au pastaga

Ils se caguent, on craint dégun

Ils sont quelconque, nous sommes les Olympiens

Ce sont des robots, nous sommes des hommes

Ils sont français, nous sommes MARSEILLAIS

MARSEILLE INDÉPENDANTE !


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